Ancien porte parole du gouvernement et ancien ministre de la sécurité sous le régime d’Alpha Condé, Albert Damantang Camara a comparu devant les juges de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières CRIEF, ce mercredi 06 Mai 2026. Au cours de l’audience, cet ancien ministre de la République a donné quelques détails sur l’origine de son patrimoine.
Albert Damantang Camara a, dans sa déposition, fait comprendre aux juges que les biens qu’ils dispose à ce jour ont été acquis avant qu’il n’intègre le gouvernement en 2010 à la suite de l’élection d’Alpha Condé.
« J’ai intégré le gouvernement en 2010 après une carrière dans le secteur privé. Je percevais un salaire mensuel de 10. 500. 000 GNF, assorti de plusieurs avantages :
D’abord, une prime d’installation de 70 millions, des primes de fêtes allant de 25 à 45 millions, et des indemnités annuelles de 20 à 30 millions en ma qualité de porte-parole du gouvernement », a-t-il précisé à la barre.
Pour ce qui est de ses biens immobiliers, l’ancien porte parole du gouvernement a souligné être prioritaire de trois parcelles, dont une à Maférinya acquise avec 55 millions GNF et deux autres à Kissidougou dont l’achat a coûté 18 millions de GNF.
Il révèle également qu’à l’heure actuelle, il possède plusieurs comptes bancaires, alimenntés en francs guinéens et en devises étrangères. Ces comptes, dont il n’a pas dévoilé les montants qui s’y trouvent, sont ouverts dans des Banques nationales et étrangères.
Pour ce qui est de la gestion de son budget à l’époque, en sa qualité de ministre de l’enseignement technique et de la sécurité, Albert Damantang Camara a parlé de la réalisation des infrastructures scolaires, notamment la construction d’écoles techniques à Boké, Siguiri, Labé et Nzérékoré, dont le coût de réalisation s’élève à 6 millions de dollars.
Au ministère de la sécurité, il révèle la signature d’un contrat de 4 milliards GNF en 2020, pour la fourniture d’uniformes à quelques 16 000 policiers, pour répondre à l’urgence sanitaire liée à la pamdemie de Covid-19.
Par ailleurs, il faut rappeler que cet ancien proche d’alpha Condé est poursuivi pour
« détournement présumé de deniers publics, Corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite ».
À cet effet, le parquet l’accuse d’avoir détourné la somme de 222 milliards de FG au ministère de l’enseignement technique et une autre somme de 17 milliards de FG lors de son passage au ministère de la sécurité.
La suite à suivire…
Article réalisé par Mamadou Moussa Diallo pour Infos-reelles.com








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