Ce dimanche 03 Mai 2026, l’humanité a célébré la journée internationale de la liberté de la presse. Mais comme les années précédentes, cette journée est célébrée en Guinée dans un contexte marqué par une dégradation considérable des conditions de travail des journalistes dans le pays, sous la gouvernance de la junte militaire du CNRD.
Chose que le leader de l’UFDG n’a pas manqué de dénoncer, en rendant hommage aux journalistes guinéens, qui sont victimes aujourd’hui de toutes les formes d’exactions avec le régime militaire.
Cellou dalein Diallo, qui vit en exil depuis 2022, a rappelé les graves violations et atteintes à la liberté de la presse orchestrées par la junte militaire depuis le coup d’État de 2021.
Il soutient qu’entre intimidations, arrestations arbitraires, kidnappings et disparitions forcées, les journalistes guinéens sont aujourd’hui exposés au point de prendre le chemin de l’exil pour sauver leur vie.
« À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année, la situation de cette liberté fondamentale est particulièrement préoccupante en Guinée.
L’évaluation de la liberté de la presse dans le monde, réalisée par Reporters sans frontières (RSF) en 2026, confirme une forte dégradation de cette liberté dans notre pays. La Guinée est passée du 78e rang en 2024 au 103e rang en 2025, puis au 111e rang en 2026.
Cette régression résulte d’une multiplication des atteintes à la liberté d’informer : censures arbitraires, brouillage de signaux, restrictions d’accès à des sites d’information indépendants et pressions constantes sur les professionnels des médias.
L’organe national de régulation, la Haute Autorité de la communication (HAC), loin d’agir comme une autorité juste et indépendante, se comporte plutôt comme un instrument servile des autorités de la transition, dont elle défend les dérives autoritaires en sanctionnant les voix dissonantes et en entravant le pluralisme de l’information.
Dans ce climat délétère, les journalistes qui veulent conserver leur liberté de ton sont exposés à de graves menaces : intimidations, suspensions, disparitions forcées, poursuites et condamnations arbitraires. Face à ces risques, ils n’ont d’autre choix que de se taire ou de prendre le chemin de l’exil. Même dans ce cas, leurs familles restent exposées aux mêmes risques.
Ce fut le cas du père du journaliste Babila Keïta, qui a été kidnappé et est porté disparu depuis sept mois, en raison des critiques formulées par son fils, depuis l’étranger, sur la gouvernance de la junte.
Cette situation appelle une prise de conscience urgente et une mobilisation collective pour restaurer dans notre pays la liberté de la presse, ce pilier essentiel de la démocratie et de l’État de droit », a déclaré l’ancien premier ministre guinéen et opposant numéro 1 à la junte militaire.
Article réalisé par Mamadou Moussa Diallo pour Infos-reelles.com








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