Lors de la cérémonie de présentation du portefeuille de programmes et de projets de réforme du Ministère de l’Emploi, du travail et de la protection sociale, le Premier ministre a pris la parole pour s’adresser aux guinéens et à ses collègues, membres du gouvernement, qui ont pris part à cette cérémonie.
Dans son discours, Bah Oury a finalement surpris tout le monde en disant la franche vérité aux guinéens. Le locataire de la primature a, dans un langage direct, reconnu et prévenu les Guinéens que les prochaines années seront vraiment difficiles à supporter.
Raison pour laquelle, il invite la génération actuelle à faire d’énormes sacrifices pour relever le défi. Car, précise t-il, rien ne peut se construire dans la facilité.
« Nous avons un tournant très important. Si je dis que ces trois années à venir seront facile, je vous aurai menti. Il faudra beaucoup d’efforts. Il faudra de la résilience. Il faudra un sentiment de sacrifice pour que nous sortions de ce qui nous plombe.
La facilité ne construit absolument rien du tout. Et toutes les nations qui se sont construites l’ont été parce que d’autres ont porté le sacrifice pour que, par la suite, les générations suivantes puissent vivre mieux. Donc, la génération actuelle, nous avons des efforts à faire pour changer nos habitudes », a prévenu cet ancien opposant au régime d’Alpha Condé.
Abordant la question du projet Simandou 2040, Bah Oury s’est interrogé sur l’absence remarquée de la main d’œuvre locale dans ce projet.
À la suite de ce constat, il exhorte ses compatriotes à accepter d’aimer le travail et de travailler avec sueur pour mieux vivre et pour faire de la Guinée un pays où il fera bon de vivre.
« Prenons l’exemple du Simandou. Il n’y a pas de statistiques, mais nos amis syndicalistes peuvent le savoir. Certes, il y a des guinéens mais la plupart viennent d’ailleurs. Pourquoi nos compatriotes ne vont pas là où se trouve le travail ? Cela aussi, il faut s’interroger.
Il faut qu’on amène nos compatriotes à travailler. Il faut qu’on les amène à aimer le travail. Si on veut, on peut. Mais des fois, on a l’impression qu’on ne veut pas.
Parce que pour changer, il faut suer. Tu mangeras à la sueur de ton front. Ce n’est pas moi qui l’ai dit, ça fait partie des dix commandements.
Acceptons de suer pour vivre mieux, relever le défi, continuer la trajectoire qui est engagée pour que dans les dix années à venir, ce pays soit un grand pays économiquement solide, avec un peuple prospère où il fera bon vivre », a-t-il recommandé.
Article réalisé par Mamadou Moussa Diallo pour Infos-reelles.com








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