La décision du gouvernement Guinéen de dissoudre 40 partis politiques de l’opposition, dont l’UFDG qui est la plus grande formation politique du pays, suscite une avalanche de commentaires et de réactions même au sein du gouvernement. Ainsi, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée la semaine dernière, le porte parole du gouvernement est revenu sur le sujet.
Ousmane Gaoual Diallo, qui voulait occuper la tête de l’UFDG, a tout d’abord reconnu son échec dans ce combattant. Mais concernant la dissolution du parti par son gouvernement, il soutient que cela traduit l’échec collectif au sein du parti, suite aux incompréhensions internes.
« Si j’avais réussi, je serais aujourd’hui président de l’UFDG. C’est un échec. Mais c’est un échec collectif, parce que certains ont préféré voir le parti dissous plutôt que de céder la présidence.
C’est aussi cela, les incompréhensions dans les combats politiques. Si nous avions tous agi dans le respect des dispositions de nos textes, peut-être n’en serions-nous pas là. Car la démocratie exige aussi une compétition interne », a-t-il déclaré.
Poursuivant, l’ancien conseiller politique de Cellou dalein Diallo dit regretter ce qui est arrivé à cette formation politique. Mais Ousmane Gaoual Diallo déplore aussi le manque de démocratie dans les organisations les plus élémentaires, au moment où certains disent qu’il n’y a pas de démocratie en Guinée.
« C’est très regrettable, après, il est facile d’affirmer qu’il n’y a pas de démocratie dans le pays. Comment voulez-vous qu’il y ait de la démocratie dans le pays lorsque, dans nos cellules les plus élémentaires cette démocratie n’est pas exercée ? Donc oui, c’est un échec », a-t-il ajouté.
Article réalisé par Mamadou Moussa Diallo pour Infos-reelles.com








0 commentaires