Après sa prise de fonction à la tête du parquet de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières CRIEF, Alphonse Charles Wright a fait une annonce qui suscite, à ce jour, une avalanche de commentaires et de réactions au sein de l’opinion nationale. Celle-ci tourne autour de l’audit des marchés publics passés entre 2010 et 2026.
Cette annonce a sonné comme un froid dans le dos, dans la mesure où des hauts dignitaires du régime militaire du CNRD pourraient être poursuivis, si toutefois l’indépendance de cette Cour est garantie dans cette affaire.
En annonçant l’audit de ces marchés, l’ancien ministre de la justice a laissé entendre à l’opinion qu’il dispose déjà de toutes les informations nécessaires dans ce sens, afin d’engager les actions.
« Ces marchés publics là, nous y reviendrons sous les injonctions qu’on a données. Heureusement, on nous dit d’aller dans l’action. Ces marchés publics là, on va y revoir tout. Les marchés passés depuis 2010 jusqu’en 2026, on va revoir tout.
Si nous voulons lutter contre la corruption, nous-mêmes devrons éviter d’être corrompus, car un corrompu ne peut pas poursuivre un corrompu, ce n’est pas possible. Vous êtes tous poursuivables.
Je suis informé de tout, j’ai toutes mes pistes de solutions. Je ne vais pas les étaler ici et on ne tombera pas deux fois dans un trou…
Je ne peux pas comprendre que les gens essaient de manquer de respect à l’intelligence de M. le Président de la République. On dit : non, il n’a qu’à dire la justice est la boussole, nous, on lui prouvera le contraire, on va le fatiguer dans ce pays-là. Et au bout du compte, c’est lui qui va payer le prix », a-t-il fait remarquer.
Plus loin, Charles Wright, dans un ton très ferme, affirme que le prix à payer dans cette affaire, sera payé par les délinquants financiers et non par le chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya.
« Le prix à payer, ce sont des délinquants financiers qui vont le payer, pas le Président de la République. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Ce n’est pas un débat de personnes, mais force restera à la loi », a-t-il prévenu pour conclure.
Article réalisé par Mamadou Moussa Diallo pour Infos-reelles.com








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