Il n’y a plus d’alternative au changement : la lutte n’est plus une option, mais une exigence historique – Infos-reelles.com
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Il n’y a plus d’alternative au changement : la lutte n’est plus une option, mais une exigence historique – Infos-reelles.com

par | Fév 12, 2026 | Politique | 0 commentaires

Face au pouvoir actuel, allons-nous persister dans ces erreurs de naïveté qui pèsent aujourd’hui si lourdement sur les forces vives et sur l’avenir de la nation tout entière ?

À l’avènement du CNRD, une large part des Guinéens, leaders d’opinion, figures de proue de la classe politique et acteurs de la société civile, a salué la transition en lui accordant le bénéfice du doute.

Personne, alors, ne souhaitait entraver des autorités affichant des intentions si vertueuses. Même lorsque les premiers signaux d’alerte ont surgi, même lorsque certains actes ont commencé à nourrir la suspicion, beaucoup ont préféré l’optimisme, persuadés qu’un sursaut de lucidité restait possible jusqu’au dernier instant.

Cette confiance a été méthodiquement exploitée. Profitant d’un relâchement général et d’une complaisance parfois délibérée, le CNRD a consolidé son emprise.

Il a tissé sa toile avec patience, neutralisant successivement tous ceux qui auraient pu faire obstacle à son projet ou s’opposer à un agenda devenu, au fil du temps, de plus en plus manifeste.

Les acteurs politiques et sociaux ont été marginalisés ou écartés avec une facilité déconcertante. Tandis que chacun se repliait sur ses intérêts propres, imaginant que le malheur d’autrui servirait ses ambitions, le pouvoir progressait sans rencontrer de résistance structurée.

L’UFDG et son président avaient, pour leur part, fait le pari d’une collaboration loyale et responsable, espérant un processus de transition équitable, transparent et inclusif.

Ce choix, dicté par la bonne foi et le souci de l’intérêt supérieur de l’État, n’a malheureusement pas trouvé d’écho. À la moindre baisse de vigilance, le parti a dû subir des manœuvres déloyales, des entraves administratives et des humiliations politiques.

Aujourd’hui, certains s’interrogent sur sa capacité à reconquérir sa place et à faire porter sa voix.

Pourtant, ce que d’aucuns perçoivent comme un affaiblissement n’est en réalité qu’une phase de repositionnement stratégique. Cette « machine » politique, dont la puissance est connue de tous, agit désormais comme une force tranquille.

Elle observe, analyse et se réorganise. Elle n’a renoncé à rien. On ne s’engage pas dans une bataille sans préparation ; on ne l’engage que lorsque les moyens réels de la victoire sont réunis. L’heure est donc à la veille stratégique et à la consolidation interne, préludes indispensables à une reconquête porteuse de renaissance.

Sur le terrain, les militants trépignent d’impatience. Ils aspirent à s’engager pleinement dans une lutte que l’histoire récente rend inévitable. Ils savent qu’aucun compromis ne remplacera le changement structurel.

Conscients qu’il se joue non seulement l’avenir de leur formation, mais le destin même de la Guinée, ils refusent de céder à la peur ou à la résignation, malgré la répression croissante.

Parallèlement, le pouvoir s’enferme dans une radicalité inquiétante. Persuadé que l’inflexibilité est le seul gage de sa pérennité, il privilégie systématiquement la force.

Le dilemme imposé aux acteurs politiques est désormais binaire : se soumettre sans condition ou disparaître de l’espace public. Pour les insoumis, l’exil ou la prison sont devenus les seuls horizons proposés.

Alors que le régime se durcit, ceux qui espèrent encore une main tendue ou un compromis illusoire s’exposent à de cruelles désillusions. Le pouvoir ne cherche ni partenaires ni alliés indépendants ; il exige des soutiens dociles et des fidélités serviles.

Il n’entend partager aucune once d’autorité, et encore moins cohabiter avec une force aussi structurée et influente que l’UFDG.

Nous assistons au retour du parti-État et à la résurgence d’un système omnipotent où un centre unique décide, impose et contrôle tout. Il appartient désormais à chacun de prendre la mesure de cette réalité et d’en tirer les conclusions nécessaires avant que l’étau ne se referme définitivement. L’erreur est humaine, mais persévérer dans l’aveuglement serait diabolique.

À bon entendeur

Souleymane Souza Konaté

Coordonnateur de la cellule de communication de l’UFDG 

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Mamadou Moussa Diallo

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