La décision du régime militaire Guinéen de dissoudre 40 partis politiques de l’opposition, dont les plus représentatifs, continue de susciter des réactions au près des partenaires internationaux de la Guinée. Après l’Union Européenne, c’est au tour des Nations Unies d’interpeller le gouvernement Guinéen sur le sujet.
En effet, dans une note adressée au premier ministre Bah Oury, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), a déploré cette décision du gouvernement Guinéen, qui selon lui, accentue davantage la restriction des libertés dans l’espace public démocratique, surtout avec l’interdiction des manifestations de rue depuis 2022.
Volker Turk, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, rappelle au gouvernement la nécessité absolue de créer toutes les conditions permettant aux parties prenantes de prendre part au processus en cours de manière équitable.
« Ces mesures semblent s’inscrire dans un contexte plus large de restrictions de l’espace civique et démocratique, marqué notamment par l’interdiction des manifestations publiques en vigueur depuis le 22 mai 2022 et par un recours accru à des mesures administratives visant les partis politiques et les organisations de la société civile…
Le haut conseil aux droits de l’homme estime essentiel que toutes les parties prenantes puissent participer librement et de manière équitable à la vie politique, dans un environnement propice à un débat public ouvert et pluraliste.
Des conditions favorables à l’exercice des libertés fondamentales contribuent de manière déterminante à la crédibilité et à l’inclusivité des processus électoraux, ainsi qu’au renforcement de la confiance du public dans les institutions étatiques », a-t-il déclaré dans cette note.
Article réalisé par Mamadou Moussa Diallo pour Infos-reelles.com








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