Condamné à deux ans de prison ferme pour « Offense contre le chef de l’État », Aliou Bah, à travers ses avocats, avait saisi la Cour de justice de la CEDEAO, en février 2025, pour contester la légalité de sa condamnation. Après plus d’un ans d’attente, la Cour de justice de cette institution sous régionale a rendu sa décision dans cette affaire, ce jeudi 25 juin 2026.
Au cours de son audience pour statuer sur la requête de l’opposant, cette juridiction supranationale a déclaré ceci : « la République de Guinée a violé les droits de Mamadou Aliou Bah à la liberté d’expression et à la liberté de circulation ».
À la suite de cette déclaration, les juges de la Cour ont demandé à l’État guinéen de procéder à la libération immédiate de l’opposant, Mamadou Aliou Bah, leader du parti MoDeL.
En guise de réparation, la Cour de justice de la CEDEAO a condamné également l’État guinéen à verser à Aliou Bah la somme d’un (1) Franc CFA symbolique.
Alors, la question qui reste sur toutes les lèvres est celle de savoir si la justice Guinéenne va respecter cette décision de la Cour de justice de la CEDEAO rendue cette semaine depuis Abuja au Nigeria ?
Cette question a toute sa raison d’être posée, car en effet, connaissant le fonctionnement de l’appareil judiciaire guinéen, il est peu probable que cette décision soit appliquée à ce jour.
La suite à suivre…
Article réalisé par Mamadou Moussa Diallo pour Infos-reelles.com








0 commentaires