En Guinée, Mamady Doumbouya vit ses derniers jours au pouvoir. Ce texte fantassin de la légion étrangère française, voit son corps de colosse de jour en jour amincit par un foudroyant cancer en phase terminale.
Entré par effraction dans l’histoire de la Guinée à la faveur d’un coup d’État sanglant perpétré le 05 septembre 2021 contre son ex-mentor Alpha Condé, Doumbouya règne sur la Guinée au moyen de la force brutale, de la répression des libertés, de l’extinction dans le sang des voix discordantes, du rapt d’opposants, de journalistes, de blogueurs, de citoyens.
L’ancien légionnaire a monté des escadrons de la mort sur l’affût de son très cruel aide de camp, le commandant Moriba Dantily Keita alias Kilo, chargé des opérations secrètes de la présidence.
Ce psychopathe à la gâchette automatique est l’exécuteur en chef du crime de sang du régime, dont le dernier en date est la mise à mort par sévices corporels du commandant Toumba Diakité, annoncée le 25 mars 2026.
Toumba fut violemment extrait de la prison centrale de Conakry, cruellement torturé à Point Zéro — nom de l’esplanade du palais Mohamed V qui jouxte le bureau présidentiel et fait face à la mer — transféré comme un déchet et presque mort à la prison de Coyah où il a rendu l’âme 4 à 5 jours avant l’annonce de son décès par l’administration pénitentiaire et le parquet de Conakry.
Si par miracle le cancer épargne la vie de Mamady Doumbouya, il va se retrouver devant le prétoire de la Cour pénale internationale aux côtés de Kilo et les tueurs de ce dernier :
Cobra Soleil, Billy Condé, Ibrahim Sory Sanoh, Roméo Sangaré, Takala Yorobo, Satan 2, Aigle Noir, Cobra 5, Ouragan, Talbolt etc…
Ainsi que tous les fous furieux de la très sanguinaire unité Cobra.
Leur mode opératoire est connu :
–torture
-achèvement à l’arme automatique
-dissolution des corps dans des barriques d’acide sulfurique
Ils vont répondre de la torture à mort dans une salle de la présidence du général Sadiba Koulibaly en présence des généraux Balla Samoura, Amara Camara et Aboubacar Sidiki Camara dit Idi Amin.
Les rapts des activistes Oumar Sylla alias Foniké Manguen et Mamadou Billo Bah, le kidnapping du journaliste Marouane Camara, le coup mortel ayant écrasé le crâne de l’ancien secrétaire général du ministère des Mines Sadou Nimaga, la disparition du célèbre blogueur Ousmane Gnello, le meurtre de Djelima Kouyaté, le griot d’Alpha Condé, l’engorgement de 5 éléments du Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées (BATA)…
Ils vont également répondre de l’originalité dans l’horreur :
-répression des proches des voix discordantes,
-mise à mort du père du journaliste Babila Keita,
-kidnapping des deux enfants du chanteur engagé Elie Kamano,
-prise en otage de la mère et de la sœur de l’ex-ministre Tibou Camara, au lendemain de la publication par ce dernier d’un livre qui retrace les forfaitures du régime.
Doumbouya se trompe lourdement, surtout que le moindre de ses crimes sont connus du monde.
Même le groupe WhatsApp lobbying qu’il partage avec les personnes les plus influentes de son régime a été percé.
Les services de renseignements occidentaux ont documenté :
-les conditions de la mise à mort de Sadiba Koulibaly,
-le meurtre d’un membre du GIR et du petit frère d’Elie Kamano,
-les passages en bien mauvais états de Foniké Manguen, Mamadou Billo Diallo et du journaliste Marouane Camara à la prison de Foteba de l’île de Kassa, puis à la base de Soronkoni,
-des auditions suivies de torture à la Case Bellevue,
-Horizon, nom de code du camp forteresse du Groupement des Forces spéciales situé à l’intérieur du Palais du peuple,
Aux graves exactions contre les Guinéens, le régime mourant de Conakry agite l’activité criminelle des narco-trafics.
Mamady Doumbouya et Balla Samoura ont joint leurs forces pour orchestrer leur coup d’État depuis le 5 septembre 2021 afin d’échapper aux poursuites de la DEA, le redoutable organisme américain de répression des trafics de drogue qui les avait dûment fichés.
En mi-mars dernier, un bateau bourré de cocaïne chargé au Venezuela était amarré sur les côtes guinéennes et un énième navire traité par ce régime, qui a confié le trafic à des proches du président :
-son directeur du protocole, Sekou Ahmed Coumbassa dit Ahmed Durak,
-son homme sûr Papa Fofana,
-son aide de camp Kilo,
-Sidiki Camara, grand frère du secrétaire général à la présidence, général Amara Camara,
Ce cartel a récemment liquidé un de ses redoutables concurrents, Sidiki Mara, qui a disparu après avoir été nuitamment convoqué à la présidence.
Le régime de Mamady Doumbouya — et de tous ceux qui se sont succédé depuis l’indépendance de la Guinée — est le pire prédateur des deniers publics de la Guinée.
Le président et ses proches vampirisent les ressources de l’État dans des proportions effarantes.
Mamady Doumbouya lui-même a planqué au Rwanda un pognon de dingue, une importante quantité de métaux précieux.
Son appartement au Palais Mohamed V et ses résidences privées abritent de gros coffres-forts bourrés de devises provenant :
-des caisses de la Banque centrale,
-de commissions perçues sur de nombreux marchés publics,
Sa sœur Aïcha Doumbouya et sa mère Hadja Mandjoula Sylla sont devenues des postes de paiement obligés pour les ministres et directeurs généraux désireux de garder leurs postes.
Son neveu Papin Doumbouya, justement nommé “bébé gâté du président”, est mêlé à :
-crimes financiers
-trafics de drogue
-maniement d’argent
-trafic d’or
-extorsion de fonds volés par les hauts fonctionnaires
-arrachage des marchés publics
Des millions de dollars ont été retrouvés au domicile privé du ministre secrétaire général à la présidence Amara Camara, dont la liste des biens immobiliers à Conakry donne le vertige.
Balla Samoura, haut commandant de la gendarmerie nationale, dépense des millions d’euros dans le lobbying et l’achat d’alliances pour surpasser ses rivaux à la succession du très malade Doumbouya.
Après avoir vendu longtemps des postes juteux à des cadres, dont celui du ministre de l’Économie et des Finances à Mourana Soumah pour plus d’un million de dollars…
Djiba Diakité, directeur de cabinet du président, s’est immensément enrichi dans le cadre de la gestion du méga-projet Simandou 2040.
Ces nombreux millions volés ont été versés dans des comptes en Afrique du Sud et dans d’autres paradis fiscaux.
Ami du président, Mohamed Doussou Traoré alias Ouattara — limogé le 22 janvier 2025 pour détournement de plusieurs milliards de francs guinéens — objet d’un mandat d’arrêt, recherché après sa fuite, a été tiré de sa cavale par le président himself qui l’a nommé inspecteur général au ministère de l’Urbanisme en mars 2026.
Et c’est sûr et certain que Ouattara est l’un des hommes qui blanchissent l’argent du président dans des opérations immobilières.
Tout comme Bill Condé qui acquiert et construit de nombreuses propriétés au profit du boss, surtout à Abidjan.
À la tête d’une immense fortune et d’un riche patrimoine immobilier, Kilo élimine un à un, sur la base de bulletins de renseignements truqués, tous les obstacles à son coup d’État en téléchargement.
Prochaines cibles de ses éliminations physiques :
-Mouctar Kaba alias Spartacus, commandant des Forces spéciales,
-le commandant Koton Djouldé alias Tango, aide de camp en second du président,
La fin imminente du régime va ouvrir une ère de poursuites de cette équipe prédatrice et criminelle :
-justice pénale criminelle
-justice anti-corruption
-instances mondiales de répression des narco-trafics
“De quoi te mêles-tu Sénégalais ?” seront tentés de me demander les saints esprits du régime.
Pour paraphraser Ernest Hemingway :
Le Sénégal est ma patrie mais la Guinée est mon chez-moi.
La première femme que j’ai épousée dans ma vie est une Guinéenne, malinké de Siguiri, nos trois enfants ont la nationalité guinéenne.
De 1995 à 2000 :
-j’ai travaillé et payé des impôts en Guinée,
-servi comme consultant en juriste du PNUD lors des élections présidentielles de 1998,
-enseigné à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry à des milliers d’étudiants dont certains sont devenus ministres, directeurs généraux, avocats, magistrats, diplomates, inspecteurs des impôts et du Trésor, etc.
J’ai gardé le silence à propos de la Guinée depuis une vidéo publiée à la veille du référendum constitutionnel de mars 2020, pour prévenir Alpha Condé contre des risques qui, malheureusement, ont fini par s’abattre sur la Guinée et sur lui.
C’est l’assassinat de Toumba Diakité, si j’ai appris à connaître lors de son exil à Dakar, qui m’a extirpé de mon long silence à propos de mon second pays.
J’ai été ulcéré par la liquidation de Toumba Diakité.
J’ai décidé de parler après cet énième assassinat.
Je vais revenir pour documenter et dénoncer les tares, crimes, forfaits de ce régime agonisant.
Je reviens très bientôt, chers frères et sœurs africains de Guinée, pour vous éclairer sur ce que l’on vous cache mais aussi sur les bouleversements qui vont secouer la Guinée dans les jours à venir.
Signé : Yerim Seck, journaliste d’investigation, Jeune Afrique








0 commentaires